• Les artistes appartenant au mouvement du "Cavalier bleu" se différencient du Brücke, tout d'abord ils viennent de Munich, ville marquée culturellement et plus développée que Dresde au XXème siècle. Les maîtres de ce mouvement : Wassily Kandinsky, Franz Marc, August Macke faisaient des études beaucoup plus aprofondies que celle de Kirchner, Heckel, Nolde et Rottluff. Dans un premier temps, chacun possédait une formation artistique auparavant contrairement aux maître du Brücke qui avaient étudié l'architecture. kandinsky créa d'autres groupes avant "Le Cavalier bleu" comme "La nouvelle société des artistes Munichois". En 1910 a lieu la seconde exposition de "La nouvelle société", où l'on peut faire face à des toiles de Braque, Picasso, Vlaminck, Derain...C'ets en 1911 que Franz Marc rejoignit ce groupe dont il devint le président. Certains artistes se retirèrent, Kandinsky, Marc et Kubin, ils publièrent alors L'Almanach appellé "Der Blaue Reiter" soit "Le Cavalier bleu", nom tiré d'une oeuvre de Kandinsky. Ce mouvement dura très peu de temps, de 1911 à 1914 puisque les artistes partirent à la guerre. "Le Cavalier bleu" s'est inspiré d'abord du Fauvisme avec Henri Matisse et André Derain, de Cézanne, Van Gogh et enfin de Robert Delaunay. Les artises Munichois et Parisiens se rencontrent souvent.

    La peinture de Kandinsky devient de moins en moins réaliste, il utilise beaucoup la couleur pour exprimer ses ressentis, pas à pas il se dirrige vers l'abstraction.

    Kandinsky, Lyrique élan, 1911.

    Kandinsky, Lyrique (élan du cavalier), 1911. 94 cm sur 130 cm, Musée National d'Art Moderne, Centre George Pompidou (Paris).

     

    Les oeuvres de Franz Marc dévoilent la nature, les animaux, la force pure, vitale où l'Homme lui est absent. Il nous dirrige vers l'origine du monde, son mystère et cela sous un aspect nostalgique, car l'Homme lui est angoissé, faible, dangereux. Ses toiles sont composées de couleurs complémentaires, influencé par Delaunay il tente de créer toute une harmonie au sein de celles-ci.

    Franz Marc, Grands chevaux bleus,1911.

    Franz Marc, Grands chevaux bleus, 1911.

     

    La peinture d'August Macke est plus poétique, pleine d'espoir, lui ne se rapproche pas de l'abstraction. Il peint également une nature harmonieuse mais sous un angle plus optimiste que Marc, moins mystérieuse mais lyrique.

     

    August Macke, Paysage avec trois jeunes filles, 1911. 55 cm sur 63,5 cm, Von Der Heydt Museum Wuppertal.

    August Macke, Paysage avec trois jeunes filles, 1911. 55 cm sur 63,5 cm, Von Der Heydt-Museum Wuppertal.


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  • Après la première guerre mondiale, certains artistes se révoltent contre la terreur et l'inhumanisation, tels que : Otto Dix, Max Beckmann et Georg Grosz. Ces hommes ont en effet porté des critiques  contre la société et les extrémistes qui la dirrigent, ils peignent un monde horrible, défigurent les hommes jusqu'à les transformer en monstres. Leur peinture est si révoltante, qu'elle en approcherai de la folie, mais la seule chose que désirent ces artistes est de s'exprimer ouvertement sans quelconque censure.

    Max Beckmann, La nuit, 1919.

    Max Beckmann, La nuit 1919. 133 cm sur 153 cm, huile sur toile. Düsseldorf, Allemagne.


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    Le cubisme naît au départ sous l’influence de Cézanne, Les grandes baigneuses (1899-1906) œuvre majeure, est construite et géométrique dans la forme des baigneuses. C’est ainsi que les toiles de l’artiste vont évoluer vers un mouvement plus structuré, géométrique que chez les Fauves.

    Le cubisme 1906-1914Cézanne: Les grandes baigneuses, 1839. Huile sur toile, Philadelphia Museum of Art.

      

    Le cubisme a néanmoins subit une classification, sur trois périodes :

    La première de 1906 à 1908 inspirée par les œuvres de Cézanne et selon Picasso influencée par « l’art nègre », un art primitif, est appelé cubisme Cézannien.

      

    Picasso: Le reservoir à Horta

    Pablo Picasso : Le réservoir à Horta, 1909.

      

     La seconde,  entre 1910 et 1912, les formes, les figures se déstructurent, se fragmentent dans l’espace, toute perspective devient absurde et décomposée à son tour, c’est le cubisme analytique.

     Le cubisme 1906-1914

     

    Georges Braque, Broc et violon, 1909-1910. Huile sur toile 117 sur 73 cm, Kunsmuseum Bâle.

     

     La troisième et dernière classification, à partir de 1912 fragmente la réalité sous forme d’un puzzle, de papiers coupés et recollés, c’est le cubisme synthétique.

    Nature morte à la chaise cannée, Picasso, 1912. 29 sur 37 cm, Muséee National PIcasso.

       

    Le cubisme orphique de 1912 à 1914:

     

    Les artistes utilisent la lumière, le cercle chromatique pour créer une harmonie. Robert Delaunay est le fondateur de ce mouvement, Hommage à Blériot 1914.

    Hommage à Blériot, Robert Delaunay, 1911. Kunstmuseum, Basel.

     

      

    Pablo Picasso est bien entendu le maître incontesté du Cubisme. Durant sa vie d’artiste il a traversé différentes périodes. Tout d’abord la période bleue de 1901 à 1904, où Picasso aborde des thèmes comme la vieillesse, la pauvreté, la mort, de plus les couleurs de ses tableaux restent dans les teintes bleutées. (La vida 1903). La période rose de 1904 à 1906, il aborde ici des thèmes comme l’amour, la nostalgie, mais aussi la joie, il utilise des couleurs plus rouges. Il est influencé par le monde du zoo et du cirque, il peint des personnages comme Arlequin, des clowns… (Les saltimbanques 1905). De 1907 à 1909 il s’inspire beaucoup de l’art africain, l’art primitif.

     

    Les demoiselles d’Avignon :

     

    Les demoiselles d'Avignon

      

    Les demoiselles d'Avigno, Picasso, 1907. 243,9 × 233,7 cm, huile sur toile. Museum of Modern Art.

      

    Huile sur toile, format 243,9cm * 233,7cm, presque carré, lieu de conservation : New York, Museum of modern art, contexte. Le premier nom était le bordel d'Avignon.

     

    Scène de genre dans une maison close, dans la rue d'Avignon à Barcelone (alors qu'il l'a peint à paris). Il devait y avoir 5 femmes et deux hommes dans les premiers dessins de Picasso (un marin et un étudiant en médecine). Picasso a décidé d'enlever un homme et une femme de la toile. Le personnage de droite était un homme (un marin) qu'il a décidé de transformer en femme. La toile a mis énormément de temps à se réaliser, 809 études, esquisses d’aquarelle ont été faite (de l'automne 1906-juillet 1907). Les traits de l’artiste sur cette toile sont énergique, il y a des angles aigus, les femmes sont dans des aplats géométriques. Le cadrage lui est serré et drapé, les femmes sont un peu coupées, le plan est en pieds. Nous avons une vue de face sans perspective

     

    5 femmes nues sont répartis sur tout l'espace du tableau et proches les une des autres. Le chiffre 5 signifie une harmonie, un équilibre et représente l'anatomie de l’Homme, il renvoi également aux origines, aux 5 sens (la sensibilité puisque qu'elle est présente entre les clients et ces femmes).  3 parties, 3 rectangles composent la toile, les 2 rectangles extérieurs ont la même taille. Beaucoup de figures géométriques déstructurent le tableau et cela est contradictoire puisque les 3 rectangles sont équilibrés. On est dans un seul et même espace, une pièce et les 5 femmes nous sont montrées sous différents point de vue : celle de gauche son profil droit, la suivante de face, la troisième de trois quart, ensuite de profil gauche et en bas à droite de dos mais on voit son visage de face ce qui est inhumain. Au Premier plan il y a une nature morte cela renvoi aux coupes de fruits que peignait Cézanne, peintre que Picasso appréciait.  

     

    Le peu de profondeur se fait grâce à la couleur, les femmes sont mis en avant grâce aux couleurs chaudes, le fond de couleurs froides permet cette profondeur. Il n’y a pas de lumière naturelle, on ne sait pas trop d'où elle vient, lumière artificielle de la pièce sûrement. Les tons sont plutôt ocre à droite, gris, bleu, ocre. Cela montre toutes les teintes de la palette du peintre. Les femmes sont dans des couleurs chaudes (rose, orange..) qui contraste avec les drapés derrière elles qui sont des couleurs froides (bleu, gris..) et complémentaires (le brun et le bleu). Le personnage de gauche est uniquement de couleur ocre, ce qui rappelle l'antiquité, la terre, elle tient un rideau. Cela évoque l'esprit théâtral, comme si le tableau avait une histoire à raconter. Cette femme représente la figure de la statue ibérique, clin d'œil à l'art antique, l’Egypte.

     

    Au centre les personnages sont de face ce qui montre l'évolution des points de vue et à l'époque cela a choqué car l’on voit son sexe. Les 2 personnages du milieu nous regardent sans nous regarder nous spectateur, elles ont un regard vide, pas d'expression sur le visage. Il y à l'idée de voyeurisme sur laquelle Picasso insiste, il s'inspire notamment d'Ingres avec le "bain turc". Le personnage de droite au centre à les cuisses ouvertes, elle est dénudée, mais un peigne blanc cache son sexe. C'est le seul personnage qui a un chignon, cela évoque le respect, l'autorité et renvoie à la figure de la mère de Picasso. Dans la partie bleue l’artiste montre une évolution picturale influencée par Gauguin, Van Gogh, Matisse. Les hachures renvoient au sacrifice de certaines tribus africaines. L'homme/femme face à sa mère serait son père et cela renverrait à la scène primitive (l'acte amoureux). Picasso est fasciné par ses parents et cela se retrouve souvent dans ses toiles. De plus, on retrouve la morphologie du visage du peintre dans les 3 femmes de gauche (de par les grandes oreilles et le nez), ces visages pour la plus part ont l'air fascinés par le couple. Le père aurait la morphologie de Picasso qui nous regarde, son œil droit clair oblique va en direction des seins de la mère et cela renvoie au besoin maternel de Picasso. L'œil gauche gris va vers le sexe de la femme n°2, pour l’artiste cela renvoi à son besoin de désir sexuel en tant qu'homme. Son nez rejoint le sein maternel et le sexe de la femme n°2 (ce nez est comme en érection). Le fait que son nez soit barré à l'extrémité rompt le lien avec le désir car c'est ce qui sépare une mère de son enfant. C'est comme si la tentative des demoiselles d'Avignon pour séduire avaient échoué. Le corps humain est bien représenté les femmes ont les bras levé pour mettre leur poitrine en valeur ou les jambes écartées pour aguicher le client. Lors de l’exposition de la toile, les amis et les critiques seront choqués de l'œuvre. Œuvre très peu montrée et qui restera dans l'atelier jusqu'en 1916 (soit 9 ans). En 1920, elle est achetée par un collectionneur et exposé en 1937 seulement lorsque Picasso est déjà connu.

     

    Cette toile rappelle l'histoire de l'art. De plus, on remarque l'importance qu'a la famille de l’artiste dans sa vie. Malgré que ce soit du cubisme le genre classique est lui aussi apparent avec le nu, la scène de groupe et la nature morte, mais avec un  traitement complètement différent de ce que l’on connaissait.

     


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  • Le futurisme de 1910/1911 à 1918 puis dans les années 20.

     

    Mouvement italien apparu tout d’abord en tant que courant littéraire en 1910, puis des artistes l’ont rejoint en 1911. De 1910 à 1911 c’est la première génération de futuristes, avant la première guerre mondiale,  une seconde génération apparaîtra dans les années 1920. Les artistes s’intéressent à la représentation et fragmentation du mouvement, c’est également lors de ces années qu’on découvrit la chronophotographie aboutissant à l’invention des premiers films. La chronophotographie à été établit par Etienne Jules Marey en 1886, c’est la décomposition d’un mouvement par une série de dessin ou photographies.  C’est sur cette théorie que les artistes se penchent afin de s’en servir dans leurs œuvres. Ils expérimentent en plus des divers mouvements, les couleurs, la lumière vers une approche plus abstraite.

     

    Le futurisme de 1910/1911 à 1918, puis dans les années 20.

    Chronophotographie saut à la perche

    Le futurisme de 1910/1911 à 1918, puis dans les années 20.

    Luigi Russolo, la révolte, 1911.

     

    Cubo- Futurisme de 1912 environ à 1915.

     

    En Russie l’on découvre en même temps les théories cubistes et futuristes, alors les artistes mélangent les deux mouvements pour n’en former qu’un : le Cubo-Futurisme. Par exemple des thèmes futuristes sont abordés mais de manière cubiste et inversement. Dans ce courant la majorité des artistes sont des femmes. Olga Rosanova, Métronome, 1915.Le futurisme de 1910/1911 à 1918, puis dans les années 20.Olga Rosanova, Métronome, 1915.

      

      

    Rayonnisme de 1912 environ à 1915.

     

    Deux personnes représentent ce mouvement, un couple d’artistes : Natalia Gontcharova, Forêt bleu vert 1913, et Michel Larionov, Rayonnisme rouge 1913. Ces deux artistes représentent les rayonnements qui émanent des objets vers une certaine abstraction. La lumière est visible seule, l’objet lui n’est pas présent, il n’existe que par sa lumière. Ces artistes auront un impact sur d’autres courants.Le futurisme de 1910/1911 à 1918, puis dans les années 20.

    Natalia Gontcharova, Vert Forêt, 1911.

    Le futurisme de 1910/1911 à 1918, puis dans les années 20.

    Michel Larionov, Rayonnisme rouge 1913

      

    Ecole de Paris de 1905 à 1920.

     

    Ce mouvement regroupe des artistes souvent originaires d’Europe de l’est, notamment juifs, des artistes aux origines, styles très différents, c’est pour cela que l’on ne peut pas vraiment classer ce courant dans une  case. Les caractéristiques de celui-ci, sont les formes géométriques mais les œuvres restent toujours figuratives, les thèmes abordés sont en rapport avec la religion juive, les contes et légendes.

    Le futurisme de 1910/1911 à 1918, puis dans les années 20.

    Marc Chagall, Les amoureux en vert, 1916-1917.

     

     

     

     


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    Durant cette période, des artistes la plupart originaires d'Euroe de l'est, juifs, possèdent des styles artistiques très différents de ce que l'on pouvait voir ailleurs à ce moment là. Alors on ne pouvait pas les mettre "dans une case", soit les associer à un mouvement artistique quelconque.

    L'ecole de Paris (1905-1920)

    Chaim Soutine, La maison blanche 1918. Huile sur toile, 65*50 cm. Paris, musée de l'orangerie.

    L'ecole de Paris (1905-1920)

    Tsugouharu Foujita, Mon intérieur à Paris, 1921, huile sur toile, 130 x 97 cm, Paris, Centre Pompidou.

    Dans ces oeuvres, on retrouve beaucoup de formes géométriques maiscelles-ci restent toujours figuratives. Les thématiques sont en rapport avec la religion juive, les contes.

     

     

     

     

     

     

     


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